Comprendre le temps long

Bonjour cher être humain. La COP26 bat son plein, les promesses et bonnes résolutions fusent, les entreprises et États se bousculent au portillon de la vertu (comme le pointe très justement Bon Pote). Ne nous y trompons pas, malgré la mobilisation forte des mouvements écologistes, la poudre aux yeux et les écrans de fumée (ou traînées d'avions) endorment les espoirs de ceux qui attendent des gestes forts des premiers responsables ou acteurs de la crise climatique. Jusqu'à la prochaine COP ?

Cela fait des décennies que nous savons, que les scientifiques alertent, ajustent toujours plus précisément leurs modèles et leurs prévisions. Cela remonte à aussi loin que la révolution industrielle que nous imaginons que ces énergies fossiles peuvent altérer l'atmosphère et l'effet de serre. Nous ne manquons pas de savoir, d'alertes et d'alarmes. Que nous manque-t-il alors ?

Dans un éditorial au Guardian, James Lovelock nous rappelle, à l'instar d'Arne Næss, que l'approche scientifique/techn(olog)ique de ces problèmes écologiques ne résout rien, ne permet seulement que de rester à la surface des choses, tant que nous traitons ces problèmes comme séparés, l'un du climat, l'autre de la pollution chimique, l'autre de la prédation de ressources, etc. Les causes sont les mêmes, et l'inaction sur ces différents sujets trouve ses racines aux mêmes déconnexions.

Peut-être nous manque-t-il, et particulièrement à ceux qui s'assemblent dans les COP du climat et celles de la biodiversité, une expérience transformative, à même de nous faire comprendre les enjeux écologiques, de nous faire appréhender les ordres de grandeur qui dépassent souvent notre expérience quotidienne de vivant. Une manière de sentir le lien qui nous unit à la nature, consciemment – un lien permanent et insécable quoi qu'on dise et en pense – et de se trouver réellement concerné, impliqué, mis en mouvement par cette sensation.

Pour nous qui œuvrons en écologie profonde, le projet Deep Time Walk est porteur d'une transformation du regard, des perceptions, et favorise la mise en action par une meilleure incarnation de ce qui est incommensurable et pourtant si proche. Des marches sont organisées dans le monde entier à l'occasion de la COP26 – peut-être près de chez vous – et nous en proposons une le samedi 6 novembre au départ de Cenon. Parlez-en autour de vous, invitez vos proches à une balade originale, même et surtout ceux qui ne sont pas assez sensibilisés aux enjeux écologiques

Saluons aussi la centaine d'animateurs et animatrices de la Fresque du Climat qui vont faire fresquer à Glasgow des milliers de participants à la COP26, car cet atelier est une belle alliance de la tête, du cœur et des jambes.

Saisissons-nous, et souhaitons que les négociateurs et participants des COP se saisissent, de cette question fondamentale posée par Jonas Salk : Sommes-nous de bons ancêtres ?

Tu as un jardin ? Tu as envie de participer à faire vivre cette communauté sous des formes diverses telles que partager des moments de jardinage, cuisiner autrement ensemble, pratiquer des rituels d’écologie profonde ? Fais-nous signe et nous pourrons imaginer ensemble un programme adapté sur une demi-journée ou une journée entière, sous le signe de la convivialité et de la simplicité, avec des petits groupes.


De la curiosité sur la formation Dansez votre jardin ? Une formation qui mêle permaculture et écopsychologie, pour une formation intégrante, les deux pieds bien ancrés, les cœurs bien reliés à soi, aux autres et à la nature. Nous proposons des séances d'information en ligne chaque mois.


Le récap



Humains, humaines, autres qu'humains, plus que jamais, restons relié.e.s !